Mercredi, avec P. on voulait se louer des films. En errant dans son club vidéo, on avait choisi Munich (sur lequel je me suis finalement endormie…) et Jarhead et on faisait le tour au complet seulement par curiosité, ce qui s'est avéré une bonne chose parce que on est tombé sur un film français intitulé Arsène Lupin.
Je dois ici faire une parenthèse pour faire comprendre à mon public en délire le lien qui m'unit au personnage de Maurice Leblanc. Enfant, je m'abreuvais de littérature de petit garçon. C'est comme ça que j'ai lu plein de science-fiction, plein de policiers et une très grande quantité d'Arsène Lupin. Et le gentleman cambrioleur était mon favori, celui que j'aimais en secret, celui que je rêvais de rencontrer. En grandissant, évidemment, j'ai un peu moins adulé le personnage. Mais j'ai toujours gardé dans un petit coin de mon esprit une place pour l'homme viril, séduisant, intelligent, mystérieux et j'en passe qu'est Lupin. C'est une sorte de fantasme quoi. Oué, vous avez bien lu: je fantasme sur Arsène Lupin. Z'avez rien à dire sur ça, bon!
Sachant ce que vous sachez maintenant, vous comprendrez que de voir un film sur mon idole ça m'a coupé les jambes. J'ai – heureusement – pas eu à supplier P. très longtemps pour qu'on échange Jarhead contre le film de Jean-Paul Salomé. On l'a loué donc.
Bref, pour faire une histoire courte, le film est pourri (il fallait s'y attendre). Le personnage de Lupin n'est pas du tout celui que Maurice Leblanc avait décrit. Lupin (The Original), il est jamais faible. Il se laisse jamais berner. Il a toujours un plan réglé au milimètre près. Il est jamais découvert: c'est lui qui se découvre. Le vrai Arsène Lupin est splendide. Il a du charisme et du sex-appeal. En fait, l'histoire aussi elle est nulle. Enfin. Mais ça en valait vraiment la peine, parce que si il y a quelque chose que je veux bien accorder au film, c'est que le Arsène Lupin de l'image est physiquement comme celui de mon imagination. Parce que, oué, c'était Romain Duris qui jouait le personnage principal. Oui, Romain Duris de l'Auberge Espagnole et des Poupées Russes (et de beaucoup d'autres films: la belle geule française est en demande). Bonheur quoi, ce mec est vachement sexy!
Y'a pas de conclusion à cette tranche de vie en fait. C'est seulement parce que de découvrir ce film ça m'a rendue toute nostalgique de mes lectures de jeunesse. Louez pas le film, par pitié. Mais, j'ai déjà entendu quelqu'un qui commençait à lire des Arsène Lupin se faire dire: «Chanceux, j'aimerais jamais les avoir lus pour pouvoir encore les lire pour la première fois.» Je partage complètement cette opinion. Ne passez pas à côté de ça!




