Archives pour juin 2006

h1

Arsène Lupin

3 juin 06

Mercredi, avec P. on voulait se louer des films. En errant dans son club vidéo, on avait choisi Munich (sur lequel je me suis finalement endormie…) et Jarhead et on faisait le tour au complet seulement par curiosité, ce qui s'est avéré une bonne chose parce que on est tombé sur un film français intitulé Arsène Lupin.

Je dois ici faire une parenthèse pour faire comprendre à mon public en délire le lien qui m'unit au personnage de Maurice Leblanc. Enfant, je m'abreuvais de littérature de petit garçon. C'est comme ça que j'ai lu plein de science-fiction, plein de policiers et une très grande quantité d'Arsène Lupin. Et le gentleman cambrioleur était mon favori, celui que j'aimais en secret, celui que je rêvais de rencontrer. En grandissant, évidemment, j'ai un peu moins adulé le personnage. Mais j'ai toujours gardé dans un petit coin de mon esprit une place pour l'homme viril, séduisant, intelligent, mystérieux et j'en passe qu'est Lupin. C'est une sorte de fantasme quoi. Oué, vous avez bien lu: je fantasme sur Arsène Lupin. Z'avez rien à dire sur ça, bon!

Sachant ce que vous sachez maintenant, vous comprendrez que de voir un film sur mon idole ça m'a coupé les jambes. J'ai – heureusement – pas eu à supplier P. très longtemps pour qu'on échange Jarhead contre le film de Jean-Paul Salomé. On l'a loué donc.

Bref, pour faire une histoire courte, le film est pourri (il fallait s'y attendre). Le personnage de Lupin n'est pas du tout celui que Maurice Leblanc avait décrit. Lupin (The Original), il est jamais faible. Il se laisse jamais berner. Il a toujours un plan réglé au milimètre près. Il est jamais découvert: c'est lui qui se découvre. Le vrai Arsène Lupin est splendide. Il a du charisme et du sex-appeal. En fait, l'histoire aussi elle est nulle. Enfin. Mais ça en valait vraiment la peine, parce que si il y a quelque chose que je veux bien accorder au film, c'est que le Arsène Lupin de l'image est physiquement comme celui de mon imagination. Parce que, oué, c'était Romain Duris qui jouait le personnage principal. Oui, Romain Duris de l'Auberge Espagnole et des Poupées Russes (et de beaucoup d'autres films: la belle geule française est en demande). Bonheur quoi, ce mec est vachement sexy!

Y'a pas de conclusion à cette tranche de vie en fait. C'est seulement parce que de découvrir ce film ça m'a rendue toute nostalgique de mes lectures de jeunesse. Louez pas le film, par pitié. Mais, j'ai déjà entendu quelqu'un qui commençait à lire des Arsène Lupin se faire dire: «Chanceux, j'aimerais jamais les avoir lus pour pouvoir encore les lire pour la première fois.» Je partage complètement cette opinion. Ne passez pas à côté de ça!

h1

10:51

1 juin 06

J'apprend à l'instant que Horizon se paye une remise en question. Ça me rend toute triste, je sais pas pourquoi. Évidemment que quoi que je puisse dire ne changera rien, alors si tu pars, je voulais seulement te remercier pour ces soirées nuits blanches que tu m'as fait passer devant mon écran à découvrir des inconnus.

h1

Jacques Brel

1 juin 06

Ma maman adore Jacques Brel. Donc, pendant la majeure partie de ma vie, j'ai cru que c'était un chanteur de ménopausées en manque, un nul, un… enfin vous avez l'image. Et puis, récemment, une sélection de ses meilleurs hits est venue harceler mon Aristote (parce que le iPod de ma maman se connecte sur mon laptop alors il faut bien que j'y conserve ses chansons à elle). Et de random en random sur iTunes, j'ai commencé à découvrir LE Brel que j'avais toujours méprisé sans le connaître. Et, évidemment, j'adore. Donc je vous invite à vous dégoter cette magnifique chanson (quoi, piratage? j'ai jamais dit ça) et à chanter avec moi (gens malheureux et à tendance emo s'abstenir):

«Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.»

C'est beau.