J’ai travaillé d’arrache pied. Pratiquement pas dormi depuis 48 heures. Je suis terriblement fière de moi.
J’ai construit mon propre blog MOI-MÊME.
À vous de l’habiter. J’y suis déjà totalement. Pour de bon.
Pour de bon!


J’ai travaillé d’arrache pied. Pratiquement pas dormi depuis 48 heures. Je suis terriblement fière de moi.
J’ai construit mon propre blog MOI-MÊME.
À vous de l’habiter. J’y suis déjà totalement. Pour de bon.
Pour de bon!


Deux jours de suite en souliers (mes sandales au placard, bouhouhou).
Deux jours de suite en chandail long.
Deux nuits de suite la fenêtre fermée.
C’est la rentrée. U.-9.


J’avoue.
Marre des vacances.
Toi aussi, public dégourdi? J’ai la solution. Contre l’ennui, rien de mieux que de piger dans la liste d’activités démentes ci-dessous.
Activité un: les recherches google stupides.
En deux minutes top chrono, il est possible de trouver comment détruire la planète et comment conquérir le monde sur le moteur de recherche le plus bizzare au monde. Mais ça en prend au moins quinze (beh ok, j’ai pas essayé «ma meilleure amie lyric»… je crois à la francisation des termes) pour dénicher les paroles de la chanson «ma meilleure amie» de Laurie. (je respecte votre vie privée, moi, alors ne venez pas me demander pourquoi je cherchais ça. merci.)
Activité deux: le blog officiel de google.
Traitez moi d’obsédée, de fanatique, de débile, de ce que vous voulez, je lis quand même ce blog. Et je découvre plein de trucs absolument absurdes sur le moteur de recherche le plus controversé à cause de ses conneries en Chine au monde. Genre google calendar ou google scholar ou même google checkout (j’suis trop fatiguée pour mettre les liens alors trouvez-les vous même). Et de là, vous partez dans un délire à essayer de découvrir et comprendre toutes les fonctionnalités de la multinationale.
Activité trois: les romans harlequins.
Comme j’en avais marre de lire les revues de merde au travail, entre deux 6/49, j’ai commencé à lire «une fougueuse comtesse» (mais je ne suis pas sûre du fougueuse) et franchement, j’adore. Après tous ces trucs intelligents (des livres sur l’anarchisme par exemple), le roman harlequin est l’idéal pour (1) créer des conversations débiles entre collègues de travail (exemple: «K., la fille dans mon livre, elle vient d’avouer son amour au détective engagé pour la tuer!» «Étiquette-moi ces casse-têtes par pitié!») ou (2) provoquer des sourires de la part des clients qui achètent autre chose que des 6/49. Des heures de plaisir.
Activité quatre: les sites pour enfants.
Genre, faire un monsieur ou une madame (oui, les livres!) qui nous représente, ou bien un bonhome south park, ou une bande dessinée, ou créer un village. Ensuite les imprimer et les coller sur son mur (ou son agenda).

Activité cinq: le blog.
À part perdre des lecteurs, publier des trucs débiles ne peut causer aucun effet secondaire. Et puis les recherches google stupides, c’est pour vrai des heures de discussions drôles avec les autres bloggeurs de son entourage. «Eh, l’autre jour, j’ai eu quelqu’un qui voulait des “femmes jolis bikinis serres”.» «Ah ouais? Beh moi c’était “adultere et ‘comment se remettre’” qui m’a fait rigoler.»
Activité six: la télévision.
Avertissement: cette activité doit se faire sous surveillance médicale accrue. N’est pas conseillé aux gens influençables, stupides, atteints de dépression ou croyant que les terroristes sont parmi nous.
Que faire avec la télévision? Simple. Vous l’ouvrez aux heures de grande écoute (entre 17h et 22h), vous syntonisez soit Météomédia (niveau débutant) Radio-Canada (niveau intermédiaire), TVA (niveau intermédiaire +) ou TQS (niveau avancé), vous vous asseyez et vous attendez de voir combien de temps vous pourrez la regarder sans crier après le présentateur/la présentatrice. Une bonne minute de plaisir! (Et mon frère adore quand je fais ça en sa présence ^^.)
**
U.-12 (au total, incluant les congés). Ouah-oh.

D’un côté, un emploi stable, bien rénuméré aux horaires flexibles dans lequel j’ai une réputation et où l’on me donne de plus en plus de responsabilités.
De l’autre, un emploi proche de mon lieu d’endoctrinement, relié au domaine dans lequel j’excelle, offrant un milieu de travail certainement plus gratifiant que celui dans lequel je gaspille mes journées et me donnant la possibilité de monter en grade rapidement (et c’est proche de mon musée préféré).
Mais, aussi,
d’un côté, l’ennui, les 6/49, le facing, le sous-sol d’hôpital, les gens bêtes et les «ce sont les seules sortes de gomme que vous avez?», «vous vendez le journal de montréal?», «un 6/49» et «j’pourrais avoir un p’tit sac?»;
de l’autre, le plus faible salaire, la structure hiérarchique stricte, les horaires à leur convenance et le nouveau milieu, au moment même ou je dois m’habituer à une autre grosse partie de mon existence, l’inconnu et les «vous avez le nouveau livre de Dan Brown?».
… j’appele demain pour l’entrevue. Ensuite, je m’inquiéterai.

«J’ai fini Ecotopia Emerging, qu’est ce que je vais bien pouvoir lireuuuuu?» sanglote-elle, roulée en boule sur le sol de sa chambre, entre les 4 bibliothèques, les deux tables de nuit et les bouquins empilés par terre. «Ma vie est finiiiieeee»
Le premier qui parle d’exagération, je l’étampe! (moi, SPM? Même pas vrai…)

Ces derniers temps, mon imagination délirante m’a laissé tomber. Je me sens absolument vide et j’angoisse à me demander si un jour j’aurai de nouveau ces idées saugrenues – avant les autres, me dit mon ego – qui font mon bonheur.
Enfin, ça c’est ce que je pensais la semaine passée. Depuis, j’ai réalisé autre chose.
*Flashback* Ma mère m’a laissé la maison à moi toute seule pendant cinq dodos la semaine passée. Avant de partir, elle m’a demandé si je voulais qu’elle fasse l’épicerie. «Non! j’ai répondu, je vais en profiter pour faire comme si j’étais en appartement.» Alors j’ai passé cinq jours à cuisiner (mention spéciale au souper gargantuesque préparé avec mariane, et à la salade-sans-laitue jouissive avec maël) et, surprise de taille, j’ai aimé ça. Ouais.
À son retour, je lui ai annoncé la grande nouvelle. Sautant sur l’occasion, elle m’a proposé «et ça te dirais d’être en charge des repas jusqu’à la rentrée?» Et j’ai dit oui. *Fin du flashback*
Alors, depuis une semaine, je me creuse la tête pour concoter des plats inédits – qui changent du goût de ceux que ma mère affectionne – mélangeant les saveurs hétéroclites et les couleurs transcendantes (je sais, définition non applicable. Mais ce mot est joliii ^^). Et j’adore ça!
Mais, cette histoire va beaucoup plus loin. Ce que toute cette cuisine me déclare, c’est que j’ai transposé mes délires imaginatifs dans les associations culinaires. «Heee, je pourrais mettre du miel sur mes nachos». Et c’est bon! C’est surprenant, c’est nouveau, c’est joli. Wow. Qui l’eut cru!


«mon eau est brumeuse dans mon aquarium»
ouais, moi aussi. c’est chiant hein, laver tout ça?

Jour U*-15 (en jours ouvrables)=j’angoisse à mort.

*U=Université
(et je ne peux pas me cacher que je m’ennuie orgueilleusement des cours d’histoire. Je doute, je doute…)

Gabrielle™ dit (22:11:01)
je hais mon blogGabrielle™ dit (22:11:04)
il est laidGabrielle™ dit (22:11:07)
je veux blogissimeGabrielle™ dit (22:11:19)
c’est comme être parti en voyage et avoir perdu son passeportGabrielle™ di (22:11:27)
et pas pouvoir rentrer chez soi

Juste pour avertir mes nombreux lecteurs enthousiastes (synonyme de «public en délire») que mon cheminement personnel de moi-même traverse présentement une zone de turbulence (veuillez attacher votre ceinture et rester assis jusqu’à ce que le signal lumineux se soit éteint) et que dans ma tête il y a mille considérations sur «devenir vieille», «être responsable», «l’Avenir», «les relations humaines» et plein de trucs encore plus barbants. Pour m’aider à m’en sortir (arrêtons-nous à l’ironie démentielle de cette affirmation), il y a toujours les continuels «idéologie politique», «environnement» et autres «projets soucieux d’améliorer la vie autour de moi» qui bouffent toute ma créativité.
Bref je suis complètement déconnectée de l’ambiance de ce blog. Je suis complètement déconnectée point.
**
Interlude!
Mi farò prestare un soldino di sole
perchè regalare lo voglio a te…
Lo potrai posare sui biondi capelli:
quella nube d’oro accarezzerò…
Questa piccolissima serenata
con un fìl di voce si può cantar…
Ogni innamorato all’innamorata
la sussurrerà, la sussurrerà…
Mi farò prestare un soldino di mare
perchè regalare lo voglio a te…
Lo potrai posare sugli occhi tuoi belli
nel tuo sguardo azzurro mi tufferò…
Questa piccolissima serenata
con un fìl di voce si può cantar…
Ogni innamorato all’innamorata
la sussurrerà, la sussurrerà…
Mi farò prestare un soldino di cielo
perchè regalare lo voglio a te…
Lo potrai posare sul bianco tuo velo:
quando sull’altare ti porterò…
Questa piccolissima serenata
con un fil di voce si può cantar…
Ogni innamorato all’innamorata
la sussurrerà, la sussurrerà…
**
Tout ça pour vous prévenir que je serai ptête bien bizzare (ptête bien pas non plus). Ou ptête bien muette (ou ptête pas non plus)…
Ah et puis putain! (je pense déjà aux visites que ce mot va me procurer huhu! J’en salive d’avance) Depuis quand je dois me justifier de ce que je dis sur ce blog, hein? Endurez mes remises en question, bon (ah et remerciez iTunes parce que l’interlude, aurait pu être ça.)
**
edit 22.40: je viens de jeter là un oeil distrait. Accrochée j’ai été par la réccurence du sujet (et parce que j’avais oublié à quel point c’est bien écrit). Êtes-vous plusieurs, gens qui me ressemblent?

mais,
j’ai mal à la gorge.
(part se cacher sous son lit en pleurant et en gémissant)
édit, 19.39h la même journée: ça va mieux, mais bondieu qu’il fait chaud!



C’est Ari Moon qui m’a maquillé les orteils
(avant que vous ne demandiez: par moi-même, vu d’en haut, carré saint-louis, montréal)

…à Rimouski. Et c’est là que j’ai écris ce machin, un peu [trop] sentimental. C’est dire l’état d’esprit dans lequel j’étais…
«J’ai composé un poème à Rimouski. Il était bien trop moche pour que je vous le montre ici. Mais j’ai composé un poème, le premier depuis des années.
Il parlait de bonheur.
J’ai composé un poème…
Peut-être était-ce parce que j ‘étais assise, après une journée brumeuse, sur le comptoir de la cuisine à regarder le soleil se coucher sur le fleuve, le nez dans l’odeur si harmonieuse du poisson.
Peut-être aussi étaient-ce les souvenirs de ces quelques instants chapardés à ma vie. Les marches sur la gève. Les après-midis venteux. Les moments de solitude. La bonne musique. L’incroyable amour de ma Julie de marraine et de son Julien. Le fleuve au réveil. Le fleuve au coucher. Les crêpes. Les crevettes. La pluie. La brume. Le soleil. Les musées. Le sable. L’eau.
Peut-être étaient-ce aussi la soirée autour du feu, le disque de Tryo dansé dans le salon, l’après-midi à attraper un coup de soleil sur la plage ou la montée dans le phare.
Je ne pourrais pas exactement dire pourquoi.
Mais j’ai écrit un poème sur le bonheur.
(Et déjà ce texte pue le sentimentalisme.)»
